visite du bagne de St Laurent du Maroni avec des amis Parisiens... voici une photo de notre Alex entrain de poser avec la célèbre statue du bagnard... Pour la petite histoire, je suis une mère indigne car la plaque sur laquelle est assis Alex est en bronze et super chaude sous un soleil de plomb ! ;o)

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je vous conseille d'ailleurs ce livre que j'ai dévoré... en deux jours... Bon, en même temps, je suis fan de tout ce qui se rattache au bagne et à son histoire... mais c'est un très bon livre qui retrace un pan de la vie du bagne un peu trop méconnu... celui des femmes bagnardes envoyées en Guyane sous des prétextes plus que falacieux et qui ont été les oubliées de la République... bref, ce livre est terrifiant et ne nous laisse pas indifférents : la colère, la tristesse, la honte... bref j'ai pleuré donc c'est un bon livre ! ;o)

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Marie Bartête serait sans doute restée à jamais une inconnue si elle n’avait reçu la visite d’Albert Londres en 1923 qui relata cet entretien dans son livre intitulé Au Bagne. Elle est pourtant la dernière femme morte au bagne de Guyane, dans les années 1930, après y avoir passé un demi-siècle. Née en 1863 dans les Pyrénées atlantiques, abandonnée par sa mère, orpheline à 9 ans, mariée à 15, elle est veuve à l’âge de 20 ans. Voilà tout pour sa vie de femme libre. Marie n’est pas une criminelle : condamnée à plusieurs reprises à quelques mois de prison pour vol, elle est envoyée au bagne après qu’on l’eut accusée de « conduite et moralité détestables ». En fait, tout à son projet de purger la société des honnêtes gens, l’administration pénitentiaire a besoin de forces vives pour repeupler les colonies. C’est la figure de cette « reléguée » au bagne de Saint-Laurent du Maroni que fait revivre Bernadette Pécassou-Camebrac dans son nouveau roman. Elle nous fait découvrir le destin tragique d’une jeune femme abandonnée de tous et la terrible condition des « femmes forçats », encadrées par les bonnes soeurs du Couvent de Saint-Laurent du Maroni. En 1923, lorsque Albert Londres la rencontre, Marie Bartête, pourtant relevée de relégation, vivait toujours en Guyane, faute d’argent pour payer le voyage du retour.